Départ volontaire en exil : Mabri Toikeusse a-t-il échappé à un assassinat comme son mentor Robert Guéï ?

Dans sa dernière sortie, l’ancien ministre ivoirien de l’ Enseignement supérieur Albert Mabri Toikeusse est revenu sur les vraies raisons de son départ volontaire en exil, en novembre 2020, lors des violents événements qui ont émaillé l’élection présidentielle du 31 octobre dernier.



Selon Albert Mabri Toikeusse, il était hors de question de mourir dans des circonstances similaires à celles de son mentor Robert Guéï, froidement assassiné lors du coup d’État manqué mué en rébellion armée menée par Guillaume Soro et ses camarades des Forces nouvelles dans la nuit du 19 septembre 2002.

" Des enfants d’une même mère ne peuvent pas mourir de la même manière. C’est pourquoi je suis resté loin du pays durant ce temps pour ne pas être victime d’un assassinat comme mon mentor… ", a expliqué Mabri Toikeusse. " Pour la paix, je suis avec l’ensemble des filles et fils du pays qui aspirent au changement pour le mieux-être des populations. Raison pour laquelle je suis avec les partis frères du PDCI, les deux tendances du FPI, GPS de Guillaume SoroEDS ", a soutenu l'ancien ministre. 

Avant d'ajouter : " Des mensonges ont été dits à mon égard, soi-disant que je préparais une rébellion. Ces allégations fallacieuses mettaient en danger ma vie, d’où le long temps passé hors du pays en attendant de voir l’évolution des choses. Surtout faire mentir les auteurs de ces grossiers mensonges. "

Activement recherché par la justice ivoirienne, le président de l’ UDPCI avait quitté clandestinement la Côte d’ Ivoire. De retour au pays depuis le 9 janvier 2021, il a repris ses activités politiques en prélude aux élections législatives du 06 mars prochain.